Fragment d’épines, détail

Fragment d’épines, détail

Crédit photographique Nicolas Dubreuil © 2012


Réalisation en collaboration avec l’atelier Aiello de Vallauris, uniquement en tournage et modelage, en argile blanche, à partir d’un prototype réalisé initialement en mousse polyuréthane, enduit et peinture de céramique blanche. Dimensions env. 40x97x40cm

OEUVRE / WORK :

« FRAGMENT D’EPINES »

En collaboration avec l’atelier Claude Aiello, je présente un volume sculptural entièrement en céramique blanche. Il s’agit d’un « Fragment d’épines » de rose, comme pétrifié par la porcelaine blanche. Petite fille, j’étais un vrai « garçon manqué », à qui à l’« entrée dans l’adolescence », des femmes de mon entourage ont commencé à offrir des céramiques : petits vases fleuris avec mon prénom peint dessus, personnages en biscuits de porcelaine façon XVIIIè…. C’était étrange, et il me semblait qu’elles m’adressaient ainsi un message mystérieux, voire « paralysant », m’indiquant inexorablement que j’allais devenir une « jeune femme »… Aujourd’hui peintre, ce « Fragment d’épines » est une sorte de contrepoint symbolique au déploiement de mes peintures de fleurs fanées, l’iceberg d’une transformation mise en latence. A la fois séduisant dans sa robe virginale blanche brillante et par ses pointes acérées, c’est un objet qui ne se laisse pas saisir, aussi fragile que sur la défensive d’une adolescente en devenir qui ne comprenait pas très bien « son féminin »… Mignonne, allons voir si la rose…

« THORN FRAGMENT »

In association with Claude Aiello’s ceramic workshop, I present a new white ceramic sculpture. As a very young girl, I was a real “tomboy”, but none-the-less my women friends insisted on giving me small ceramic gifts, mostly vases decorated with flowers and my name, or porcelain figurines in the manner of the XVIII century. Paradoxically, these gifts showed the way to my becoming a young woman, kind of « mysterious message ». Today, I am a painter ; this Thorn Fragment is a symbolic counterpoint to my paintings of faded flowers ; a kind of ‘iceberg’, white frozen water symptomatic of a material transformation. At the same time, the brilliant white virginity of the sculpture is shown up by the fragility and sharpness of the thorns. It is an object that one cannot grasp or hold, a bit like a defensive teenager struggling with her femininity. ’Mignonne, allons voir si la rose …’