"…et que rien ne change."

exposition du 16.09 au 27.10.12 

Des trois étapes de la fleur, Elisabeth Gilbert Dragic aime à représenter le dernier, quand le temps a fait son œuvre et que la fleur, alors fanée, raconte plus qu’elle ne parait. Peindre des fleurs en 2012…L’artiste elle même se questionne sur cette pratique aussi irrépressible que connotée. Les fleurs sont pour elle un support, une figure de style, faussement sage, faussement naïve. Des fleurs dramatiques et pourtant si belles… des fleurs si belles et pourtant si dramatiques… "…et que rien ne change. " Cette exposition s’installe comme un pied de nez à notre civilisation emprunte de progrès, cet instinct aussi confortable que destructeur…  "…et que rien ne change. " Ce thème développe l’utopie d’un instant suspendu, d’une narration non terminée, d’une latence sourde, d’une histoire réfléchie à venir. Et si ce féminin affirmé, qu’évoquent les fleurs, attendait son tour, en espérant secrètement que tout change ?   L’exposition présente la dernière série de peintures de l’artiste, une vidéo et une installation en céramique dans la même veine que son Fragment d’épines de rose primé en 2012 par la Biennale de Vallauris.   Alors oui, Elisabeth Gilbert Dragic a besoin des fleurs, de les étreindre, de les peindre, de les malmener, jusqu’à ne plus pouvoir … MG

Retour